eric
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« le: 04 Octobre 2009, 01:28:10 » |
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Bonjour, je trouve intéressante l'idée que nous présentions tous notre parcours dans le cru.
J'ai découvert le livre de G.C.Burger dans la bibliothèque "new-âge" de ma mère en 1992.
Je ne m'étais jamais intéressé auparavant à l'alimentation excepté quelques livres de cuisine.
La lecture de "La guerre du cru" fut un choc intellectuel extraordinaire. Je lus ce livre en une nuit, et au réveil, je le relus une seconde fois: c'était la révélation !
J'étais subjugué par la pertinence et l'intelligence de cet ouvrage.
A l'époque je devais faire mon service scientifique dans l'armée. Ces circonstances peu favorables ne me découragèrent pas: je commençais immédiatement le régime cru, faisant des commandes assez régulières à ORKOS.
Il faut dire que j'étais alors incroyablement mal dans ma peau: vivre était un enfer de chaque seconde. Je voyais dans l'alimentation originelle une porte de salut.
Il s'avéra malheureusement que j'étais totalement incapable de manger de façon instinctive.
Le passage de la théorie à la pratique fut donc extrêmement laborieux, mais malgré l'impossibilité pour moi de pratiquer correctement, le simple fait de manger uniquement des aliments crus, me soulagea énormément: ma vie devenait presque supportable.
Je dois préciser que mon état excessivement pathologique était dû à la conjugaison d'un état névrotique de fond et d'une consommation excessive de cannabis.
Je continuais le cannabis jusqu'en 2000, date de l'arrêt définitif de cette addiction sournoise.
Je n'ai jamais arrêté le cru depuis 1992, mais à partir de 1998 j'ai fait beaucoup d'exceptions dans le cuit.
J'étais alors complètement accro. Je ne faisais que deux ou trois exceptions par semaine, mais j'étais incapable de m'en passer, même si je me sentais beaucoup moins bien que dans le cru intégral. En fait, le cuit était une vraie obsession, je ne vivais plus que pour mon prochain repas cuit.
J'eu une difficulté énorme à sortir de cette addiction (encore une) qui dura plusieurs années, et me remis au cru intégral aux environs de 2003. J'ai un peu de mal à trouver la date exacte, car cela fut extrêmement progressif. Avant un arrêt complet de la cuisine, qui doit dater de 2006 ou 2007, je devais faire une exception tous les 4 mois, ou même six mois sur la fin.
Il faut noter aussi qu'à peu près à la même époque je coupais aussi avec une troisième addiction: les produits bio les plus grossièrement dénaturés: - oeufs (les poules mangent des aliments cuits: je suis allé vérifier sur place, dans un poulailler bio en Ardèche et d'autres personnes me l'ont confirmé) - dattes (congelées pour tuer la vermine, puis passées à la vapeur pour pasteurisation) - figues (même chose) - tous les produits secs (chauffés, donc dénaturés par la chaleur)
Donc depuis environ trois ans, je mange intégralement cru, avec des aliments la plupart du temps faiblement dénaturés (légumes et fruits bio, oléagineux en coque, produits marins, viande de Lezerac, miels non chauffés, produits d'ORKOS ...)
J'ai toujours de grandes difficultés à écouter les signaux instinctifs, mais je me sens tout de même de mieux en mieux.
Pour finir, voilà une liste de mes motivations à manger cru:
- disparition des hémorroïdes (c'est vraiment un truc atroce !) - disparition des tennis-elbow (inflammation des articulations qui rendent la pratique du tennis impossible) - grande amélioration de la qualité du sommeil et de la possibilité de s'endormir. - facilité à ne plus me focaliser sur des choses qui me dérangeaient avant comme le bruit. Je peux désormais travailler et me concenter dans des conditions sonores difficiles. Idem pour le sommeil. - presque totale disparition des angoisses et des états dépressifs - curiosité intellectuelle décuplée, motivation à créer, imaginer, travailler, m'informer ... - de plus en plus de facilité à exprimer un désaccord avec autrui. - plus de facilité aussi à cerner ce que je ressens et à pouvoir l'exprimer - timide mais constant processus de reconnexion avec les émotions - et le plus important pour moi: reconnexion avec mon corps, et réappropriation du sentiment d'identité ( j'étais un cas clinique grave ! )
Voilà, je pense avoir dit le principal. J'espère que vous vous dévoilerez vous aussi. J'aurai plaisir à vous lire !
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